Nos convictions
L’expérience du Réseau IMPACT confirme les intuitions qui ont présidé à sa création : comprendre les dynamiques économiques et sociales, le jeu des acteurs et ne pas se focaliser uniquement sur l’analyse de la pauvreté ; proposer des modes d’élaboration et de suivi des politiques publiques qui impliquent les groupes d’acteurs sociaux et veillent à la cohérence entre actions locales, réformes structurelles et contraintes macroéconomiques et internationales ; décloisonner compétences et disciplines et favoriser l’émergence d’une intelligence collective.
La lutte contre la pauvreté est devenue cette priorité consensuelle que l’on sait, avec les simplifications que cela comporte. C’est aussi un sujet de controverse, la réalité de la mise en œuvre mettant davantage en évidence les ambiguïtés de l’objectif.
Il a donc paru nécessaire de rappeler, de façon condensée, que le Réseau IMPACT entend défendre un certain nombre de convictions.
Des prises de position préalables essentielles…
- La pauvreté est liée à des inégalités structurellesLa lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion se mène au sein d’un mouvement social complexe et multiforme qui cherche à mettre fin aux systèmes de discriminations économiques, sociales et politiques dont sont victimes les " pauvres ". Elle est fondamentalement une lutte politique à long terme.
- Les groupes d’acteurs sociaux ont un rôle majeur à jouerLa lutte contre la pauvreté et les inégalités s’enracine dans des organisations collectives locales -nées d’une convergence d’intérêts vécus dans la proximité et au quotidien - qui, peu à peu, se structurent à des niveaux où elles peuvent peser sur les politiques d’intervention.
- Les politiques publiques requièrent un dialogue entre Etat et société civileLes Etats sont des acteurs essentiels, mais de même que les aides extérieures, s’ils veulent que leurs actions et leurs politiques à court et moyen terme en ce domaine soient efficaces et d’effets durables, ils doivent soutenir l’émergence de ces organisations collectives, dès lors qu’elles sont reconnues représentatives d’intérêts légitimes ; ils doivent soutenir leur implication dans les politiques d’intervention.
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