Global Development Finance 2004 "Exploiter les gains de la croissance actuelle"

Note de lecture | Lévy Marc | Réseau IMPACT | Avril 2004

La Banque Mondiale a organisé une présentation de ce rapport à Paris le 19 avril 2004. Après un exposé résumant les principaux points, il a été demandé à Christian de Boissieu (Conseil d’Analyse Economique) et Pierre Jacquet (Agence française de Développement) d’en faire une lecture commentée. L’ensemble est intéressant et d’une tonalité différente des années précédentes. Est-ce la trace de François Bourguignon, qui d’ailleurs préface le rapport ? Texte d’invitation à la présentation : En 2003, les flux de capitaux privés à destination des pays en voie de développement ont atteint leur niveau le plus haut depuis 1998, s’élevant à 200 milliards de dollars. Ceci résulte de taux d’intérêt bas et de politiques monétaires aisées dans les pays de l’OCDE ; l’amélioration des conditions structurelles de la croissance économique et des politiques économiques au Sud ayant également joué un rôle non négligeable. Les pays en développement ont connu une croissance de 4,5%, une hausse de 10 % du prix de leurs matières premières non pétrolières ; ils ont accumulé des surplus de balance courante de l’ordre de 76 milliards de dollars et ont amélioré le niveau global de leur dette extérieure à 37% du PIB ainsi que la qualité de leur crédit. Depuis 2000, ces pays sont exportateurs nets de capitaux vers le Nord. La constitution de larges réserves officielles (Chine, Inde) investies dans les marchés financiers au Nord a introduit une dimension nouvelle dans les relations Nord-Sud. Pour les auteurs du Rapport de la Banque mondiale sur le Financement du Développement dans le Monde 2004 (Global Development Finance 2004), les flux de capitaux globaux, le commerce et les politiques de taux de change sont plus que jamais liés. Le chapitre sur le financement du commerce et celui sur les besoins de financement des infrastructures, soulignent la nécessité d’un partenariat équilibré privé/public. Assurer la canalisation des flux accrus de capitaux dans les infrastructures pour permettre une croissance durable, réduire la pauvreté et atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire restent les enjeux principaux. Bien qu’ils soient repartis à la hausse en 2003 (58 milliards de dollars), les flux d’aide officiels nets restent notoirement insuffisants après les promesses faites à Monterrey. Les flux d’investissements directs ont diminué pour la deuxième année consécutive, reflétant un déclin des IED dans le secteur des services (Amérique latine). Toutefois leur niveau de 135 milliards de dollars en fait toujours la première source de financement extérieur, devant les transferts de fonds des travailleurs immigrés vers leur pays d’origine. Ceux-ci, avec un bond de 20%, atteignent un niveau de 93 milliards de dollars. Intervenants : Uri Dadush, Directeur pour le Commerce et Directeur du Groupe des Perspectives Economiques à la Banque mondiale ; et Jeffrey Lewis, Conseiller économique, Département Commerce International, Banque mondiale. Discutants : Christian de Boissieu, Président délégué du CAE (Conseil d’Analyse Economique) ; et Pierre Jacquet, Economiste en chef et Directeur de la Stratégie, AFD (Agence française de Développement).

Consulter le Document de travail : Global Development Finance 2004 "Exploiter les gains de la croissance actuelle"

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